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 et zut! --- PV Loévan

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Moira Wood
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Votre Citation du jour : Without pain, there would be no suffering. Without suffering we would never learn from our mistakes. To make it right, pain and suffering is the key to all windows. Without it, there is no way of life.

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MessageSujet: et zut! --- PV Loévan   Jeu Jan 13 2011, 23:08

♠ Lachez-moi !! Bande de barbares desséchés et monstrueux !!! ♠

Mais j’avais beau me défendre comme je pouvais, frapper de toutes mes forces, rien semblait toucher mes ravisseurs… Rien…. Et bien sure personne pour venir à mon secours. Des braves chevaliers sur leur cheval blanc, cela n’existe que pour des jolies dames ou des princesses et par pour une sauvage telle que moi. Mais je n’abandonnais pas. Ce n’était pas dans mon caractère, puis je ne voulais pas donner de repris à ces brutes. Donc mes mains continuait à frapper, mes pieds continuait à donner des coups. Chose qui au final commençait à agacer un des hommes et qui me fallait une très jolie gifle sur ma joue gauche. Je sentais ma joue devenir rouge et gonfler légèrement. Mais il pouvait continuer à me frapper je n’allais pas me laisser faire. Oui, j’étais petite, oui, j’étais mince et oui, j’étais beaucoup plus faible que oui. Mais je ne voulais pas me laisser vendre aussi facilement. J’avais déjà été esclave au passé, je me souvenais encore très bien de cette époque et je ne voulais vraiment pas revivre tout ca. Vivre comme une sauvage, caché dans la foret était beaucoup mieux que de devoir servir quelqu’un nuit et jour, et accourir au moindre petit besoin, importe les besoins. Non non et encore non ! On me poussait dans une cages, une cage qui devait m’amener au marché des esclaves. Mais j’avais beau crier, hurler… personne viendrait me sauver de ces trois barbares, affamé d’or. Je finis par me mettre en boule dans un petit coin de la cage. Qu’est-ce qui allait m’arriver ? Qu’est-ce que j’allais devenir ?

***

Quelques temps plus tard, la charrette entrait dans le marché des esclaves. Je voyais des nobles marcher autour de certaines cages, examiner les gens comme ci ce n’était que des bêtes. Tout cela me répugnait. Mais me faisait en même temps très très peur. J’avais déjà vécu ca, lorsque j’étais petite. J’étais née esclave, mais je m’étais enfuit. Si quelqu’un me reconnaissait… Ca serait la mort immédiate, car telle est le châtiment pour un esclave qui a oser s’enfuir. Mais heureusement peu de gens me connaissait et puis les années avaient passés. Qui pouvait se douter que j’étais la petite fille d’autre fois ? De plus que j’avais jamais mise les pieds au marché d’esclaves. J’avais été née comme esclave et j’avais du obéir au maitre de ma mère, qui au final n’était personne d’autre que mon propre père..... On ouvrait la cage, et aussi tôt je fis marche arrière, me mettant dans le coin le plus loin possible. Mais bien sure cela ne durait qu’une seconde en plus pour que l’homme me tirait en dehors de la cage, m’amenait vers un des marchands pour tirer un bon prix de moi et pour me laisser ici. Objet de regards, d’examinassions pour finalement me vendre… vendre comme un tout bête objet. Mais là encore j’allais pas me laisser faire.

♠ Espèces de trou de culs !!! Lachez-moi !!! Vous avez pas le droit !!! ♠

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MessageSujet: Re: et zut! --- PV Loévan   Sam Jan 15 2011, 13:54

    Depuis qu'il avait récupéré des vêtements, Loévan était plus à l'aise pour découvrir le monde étrange dans lequel il avait été projeté contre sa volonté. Il avait dû se fabriquer une ceinture de fortune pour éviter de perdre son pantalon, bien trop large pour lui, et la tunique qui protégeait son torse des agressions du froid était quelque peu usée. Enfin, c'était bien mieux que rien ! Il était très heureux d'être tombé sur une femme aimable qui, malgré la barrière de la langue, avait accepté de l'aider. A ce qu'il avait compris, il aurait pu faire des rencontres bien moins agréables... Puisqu'il ne savait pas monter, il ne pouvait se déplacer à cheval, ce qui l'aurait pourtant grandement avancé. Au lieu de cela, il était contrait de marcher, parfois sur des terrains escarpés, en évitant au maximum de se retrouver forcé d'adresser la parole à quelqu'un. Son estomac protestait, trop peu rempli à son goût, car n'étant pas chasseur, il devait se contenter de se nourrir des rares denrées qu'il trouvait en chemin, et pourtant, le jour où il était tombé sur un hibou blessé au détour d'un chemin, il n'avait pas eu le cœur de le tuer pour s'en faire un repas. Au lieu de cela, il lui avait confectionné une attelle de fortune, et l'avait emmené avec lui en espérant qu'il se remettrait vite. Avoir un peu de compagnie lorsque l'on se retrouvait dans une situation aussi précaire que la sienne, ce n'était pas du luxe, croyez moi, même s'il s'agissait d'une compagnie animale, c'est pourquoi il avait été heureux de pouvoir faire un bout de chemin avec son petit protégé à plumes.

    Lorsqu'il avait pu libérer son aile, il avait tout d'abord crû qu'il s'envolerait sans demander son reste, mais étrangement, il s'était contenté de décrire de grands cercles au dessus de sa tête, en poussant de brefs hululements.

    - Tu sais, je ne comprend personne ici, alors les hiboux...

    Visiblement mécontente, la bête avait plongé en piqué dans sa direction, avant de refermer son bec sur ses cheveux à plusieurs reprises, pour le pousser à se mettre en mouvement :

    - Hé, doucement ! Ne me fais pas regretter de ne pas t'avoir mangé !

    Un hululement et quelques nouveaux coups de bec plus tard, il reprenait pourtant sa marche, vaincu. Après tout, puisqu'il n'avait aucune destination précise en tête, il ne perdait rien en suivant le volatile... Il avait progressé pendant une bonne heure, avant d'arriver à proximité d'une ville. C'était une bonne nouvelle pour lui, car il y trouvait plus facilement de quoi subsister, mais si jamais on le remarquait ? Bah, le jeu en valait la chandelle !
    Il avait l'impression d'être dans un film historique en observant les gens qui s'y pressaient, ou dans les Visiteurs, à la place du malheureux Jacquard qui découvrait le moyen-âge, les poches pleines de gadgets qui lui avaient valu le bûcher. En ce qui le concernait, il n'avait pas de soucis à se faire de ce côté là, puisque ses biens avaient mystérieusement disparus !

    Il s'était pourtant figé en apercevant une série de cages pleines de corps repliés sur eux même, qui avaient tout l'air d'être ceux d'esclaves. Certains étaient enchaînés à des poteaux, tandis que d'autres se voyaient déplacés sans ménagement par des mains indélicates.

    * Olala, mais où est-ce que je suis tombé moi ?! *

    Personne ne faisait vraiment attention à lui, ce qui lui avait permis de remarquer que le hibou semblait reconnaître une jeune femme rousse, qui hurlait à pleins poumons. Il n'avait aucune idée de ce qu'elle racontait, mais vu l'expression de son visage, elle n'adressait sûrement pas de mots d'amour à son bourreau... Il aurait voulu l'aider, mais comment ? Il ne pouvait même pas essayer de baratiner le vendeur !

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Moira Wood
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MessageSujet: Re: et zut! --- PV Loévan   Sam Jan 15 2011, 14:40

    J’étais persuadé que personne viendrait me chercher, même pas les quelques amis que j’avais. Déjà il fallait qu’ils sachent ou me trouver et pas moyen de les contacter. Non, j’étais belle et bien seule. Prise au piège par ces hommes, qui me répugnaient au plus haut point. Même Moon j’avais perdu. J’espérais qu’il allait bien, qu’il saurait se débrouiller sans moi. Mais bien sure qu’il savait se débrouiller. C’était plutôt l’inverse, moi je savais pas me débrouiller sans la compagnie de cet hibou qui avait été pendant des longues années ma seule compagnie. Je l’avais toujours transporté dans un sac en journée, car il n’aimait pas trop le soleil, chose que je pouvais comprendre pour une créature de la nuit. Mais lorsqu’on m’avait attaqué, mon sac était tombé à terre et je fus amené sans pouvoir le récupérer. Mais me voila donc, je me laissais trainer jusqu’au vendeur, néanmoins je hurlais de tout mes poumons. Et lorsque l’homme s’approchait de moi, voulait m’examiner, je le griffais au visage. Oui, j’étais sauvage et oui, j’allais pas me laisser faire. Ma réaction violente me fallait une coup de poing au visage. Je sentais que ma lèvre saignait suite au coup, mais refusait d’abaisser mon regard. Peu de temps par la suite, mon ravisseur recevait une bourse d’argent et me déposait dans un des cachots à côté du marché.

    Comme une bête dans son trou, je me recroquevillait sur moi-même dans un coin, dans l’obscurité toute au fond. Mes doigts caressaient doucement ma lèvre. Ca piquait, mais c’était une petite blessure. Surement rien comparé à ce que j’allais recevoir par la suite comme punition. Fermant les yeux, ma tête contre mes genoux, un cris familier atteignait mes oreilles et je relevais le regard. J’arrivais pas à croire. Moon s’était déposé sur le sol, en face des barrière de la cage et attirait mon attention. Aussi tôt que je reconnu mon compagnon de route, je m’approchais jusqu’au grillage.

    « Moon !! Mais qu’est-ce que tu fais ici ? »

    Je passais mes mains à travers les barres de fer, grattant doucement la nuque de Moon. Mais très vite je remarquais une silhouette qui se cachait dans l’ombre et ma brutalité me revenait. Je fis quelques pas en arrière, regardant l’inconnu.

    « Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous me voulez ? »

    Un soldat recherchant une esclave ? Non ses habits n’étaient pas ceux d’un soldat. Mais je ne voyais pas d’autre raison à part le souhait d’acheter une esclave, qui pourrait amener l’inconnu jusqu’ici. Mais je n’allais pas me laisser faire ! Oh non ! Pas question ! Je n’allais pas redevenir une esclave ! Hors de question. Je préférais mourir.. enfin.. non quand même pas. Je tenais à ma vie, peut-être plus qu’à ma liberté, car la mort… bah oui, ca fait peur quoi !

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MessageSujet: Re: et zut! --- PV Loévan   Sam Jan 15 2011, 15:44

    La demoiselle qui se débattait entre les mains du vendeur auquel elle avait été cédée avait reçu un violent coup de poing, ce qui avait faillit pousser Loévan à commettre son premier impair. Il avait été élevé en entendant que les femmes se respectaient, aussi, voir celle-ci être traitée comme un vulgaire animal l'avait révolté. S'il avait été dans son monde, il serait certainement intervenu, mais pour l'heure, ce n'était pas le moment de jouer au héros. Du moins, pas publiquement... Le hibou s'était posé en face de la cage dans laquelle on avait enfermé sa maitresse, et avait hululé pour attirer son attention. Ce n'était pas une attitude très discrète, mais après tout, comment lui en vouloir ? La captive, visiblement heureuse de voir un " visage " familier, avait quitté sa position fœtale pour s'approcher des barreaux qui l'empêchaient de fuir, avant de le remarquer lui, à moitié caché dans l'ombre.

    Moira : Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous me voulez ?

    Il n'avait pas compris ce qu'elle cherchait à lui dire, mais elle semblait le craindre. Le prenait-elle pour l'un de ces ignobles types qui se massaient autour de la " marchandise " comme des vautours affamés à la recherche d'un serviteur ? Prudent, il s'était rapproché d'elle, avant de lui faire signe qu'il ne pouvait pas lui parler en posant deux doigts sur sa bouche, et en faisant " non " de la tête, mais il avait inscrit son prénom dans la poussière, espérant qu'elle comprendrait qu'il s'agissait du sien.

    Un homme massif l'avait bousculé avant qu'il ait eu le temps de faire quoi que ce soit d'autre, ne remarquant pas qu'il était agenouillé sur son passage, avant de grommeler quelque chose à son attention.

    Homme : Eh toi ! Cette beauté t'intéresse ?

    En cas de doute, répondre oui. En toute ignorance de cause, le jeune homme avait hoché la tête.

    Homme : Franchement, je doute que tu ais les moyens de te l'offrir. Mais peut-être que quelqu'un d'autre t'envoie ?

    Une nouvelle fois, l'anglais avait acquiescé. Visiblement satisfait de sa réponse, le gorille s'était éloigné de son pas lourd. Soulagé, Loévan avait laissé échapper un léger soupir. Reportant son attention sur son interlocutrice première, il avait levé un poing qui se voulait menaçant dans sa direction, avant de faire à nouveau " non " avec sa tête. Saisirait-elle que cela signifiait qu'il ne souhaitait pas la violenter ? A supposer que ce soit le cas, comment saurait-elle qu'il était sincère ?

    Il avait vraiment envie de l'aider, mais il ignorait comment s'y prendre. A tout hasard, il avait esquissé la forme d'une clé dans la poussière, au même endroit où il avait marqué son prénom un peu plus tôt, à côté de laquelle il avait dessiné un point d'interrogation...
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MessageSujet: Re: et zut! --- PV Loévan   Sam Jan 15 2011, 16:12

    Des femmes être respectées? Oh il fallait venir d’un autre pays pour croire une telle chose possible à Vinéa. Ici, il n’y avait que les hommes qui dominaient tout. Oh, il y avait aussi les amazones, mais celles-là détestaient les hommes. Et il n’y avait donc pas de parti neutre, pas de parti pour l’égalité de deux sexes. Toujours une histoire de domination et de soumission. Elle regardait l’inconnu, pourquoi ne parlait-il pas ? Etrange personnage… Elle regardait ce qu’il écrit dans le poussière… Loévan. Connaît pas. Est-ce qu’il s’appelait ainsi ou est-ce qu’il cherchait quelqu’un de ce nom-là ? Mais pourquoi est-ce qu’il ne parlait pas ? Il était sourd. Je secouais doucement la tête, ignorant ce qu’il voulait me faire comprendre. Puis un homme arrivait et je reculais instinctivement. Il parlait à l’inconnu et mon visage refroidissait lorsque je le voyais hocher la tête. Il comprenait ce qu’on disait, mais ne parlait pas ? Ou lui avait coupé la langue? Néanmoins il avait hocher à la question d’être envoyé ici par quelqu’un. C’était donc un serviteur qui devait acheter une esclave pour son maître. Je croisais les bras. Je n’aimais pas ca. L’homme partit et le jeune homme me regardais, m’interrogeait du regard avant de dessiner une clé dans la poussière. Au moins quelque chose que je pensais comprendre. Je pointais mon doigt en direction d’un des hommes, qui parlait à.. vu la tenue de l’homme, à un noble. Attaché à la ceinture de l’homme se trouvait une grosse trousse de clés. Une d’entre elle devait ouvrir ce cachot. Mais pourquoi est-ce qu’il voulait savoir ou était la clé ? Ne savait-il pas qu’il fallait tout simplement proposer de l’argent à l’homme pour m’avoir ? Quel drôle d’’homme….

    « Vous ne me comprenez pas ? »

    Pourquoi avoir hocher la tête précédemment à l’homme, mais lorsque j’avais moi-même posé une question de ce qu’il voulait, il ne répondit pas ? Peut-être ne voulait-il pas répondre ? Mais alors pourquoi marquer un nom dans le sable tout en montrant qu’il ne me voulait aucun mal ? Qu’est-ce qu’il me voulait alors ?

    « Savez vous au moins parler? »

    Et puis à quoi bon ? Il ne semblait pas comprendre ce que je disais. Mon regard s’arrêtait sur Moon. Je pense que ca aurait été encore plus facile de communiquer avec mon hibou qu’avec cet inconnu. Je soupirais doucement. Je comprenais pas ce que voulait l’inconnu, je me laissais donc doucement tomber sur le sol dure et froid. Me contentant de regarder et de voir ce qui allait se passer. Mon regard fut attiré par une femme qu’on sortait du cachot. Elle était très maigre, trop maigre… Et alors c’est moi qui allait me plaindre d’être trop maigre, à côté d’elle j’avais surement l’air d’un éléphant. La femme était docile, baissait les yeux et suivait sans un mot celui qui venait de l’acheter. Ah non ! Je refusais d’être ainsi. Je ne pourrais d’ailleurs pas. Trop de pensées qui passaient dans ma tête et qui devaient sortir par ma bouche.

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MessageSujet: Re: et zut! --- PV Loévan   Sam Jan 15 2011, 17:13

    La jeune femme ne semblait pas comprendre son petit manège, ce qu'il avait craint en s'approchant de sa cage. Il aurait pu s'éloigner d'elle, dépité, mais il avait préféré insister un peu. Lorsque son regard avait suivit le geste qu'elle avait fait en direction d'un imposant trousseau de clés qui pendait à la ceinture du vendeur, un rictus contrarié s'était dessiné sur ses lèvres. Chercher LA clé qui entrait dans la serrure devant laquelle il était posté, c'était comme chercher une aiguille dans une botte de foin...

    Moira : Vous ne me comprenez pas ? Savez vous au moins parler ?

    Loévan avait compris les mots " comprenez " et " parler ", pour les avoir déjà entendus dans la bouche de Maeve. Conscient qu'il n'arriverait à rien s'il ne fournissait pas à son interlocutrice assez d'informations pour qu'elle lui fasse confiance, il s'était efforcé de fabriquer une phrase qui tenait la route :

    - Je pas savoir langue...ici.

    C'était assez minable, mais au moins, l'idée principale y était. Tandis qu'on sortait une pauvre femme squelettique de sa cage pour la remettre à son nouveau propriétaire, le jeune homme réfléchissait. L'idéal aurait été que la rousse quitte la sienne pour être examinée, ou qu'elle fasse mine de s'en prendre à lui pour attirer l'attention du vendeur, qui viendrait mettre son trousseau à sa portée, mais comment mettre en place un plan efficace avec une personne avec laquelle vous ne pouviez communiquer ?

    A moins de trouver une somme importante, le terrien ne parviendrait pas à négocier la libération de la prisonnière. Mais après tout, peut-être que le hibou pourrait l'aider ? La bourse du vendeur était posée en évidence sur son bureau, à plusieurs mètres de là. De toute évidence, il était assez respecté pour ne pas craindre les voleurs. Mais si la demoiselle attirait son attention le temps que son animal de compagnie la dérobe, n'avaient-ils pas une chance de succès ? Il lui suffirait de se dépêcher de payer, et de s'en aller avec elle avant que la supercherie soit découverte ! A grand renfort de gestes, de mimiques et de dessins, il s'était efforcé de lui faire comprendre son projet, sans se faire remarquer par les gens qui s'agitaient autour de lui...
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MessageSujet: Re: et zut! --- PV Loévan   Sam Jan 15 2011, 17:45

    Hein? Comment se pouvait-il qu’il ne connaissait pas la langue? Quel langue parlait-il alors ? Mais la question ne se posait pas, du moins pas ici, pas à travers des barreaux. Il ne comprenait pas ce que je disais et ne savait pas parler… Et bien, ca promettait. Je me demandais bien d’où cet étranger pouvait venir, et pourquoi semblait-il vouloir m’aider ? Mais encore là, cela ne servait à rien de lui demander. Les chances qu’il comprenne se que je lui dise était fortement minime. J’avais laissé échapper un soupire, avant de me laisser tomber sur le sol. Néanmoins lorsque l’étranger se mit à faire des signes, essayant de m’expliquer un truc, je posa son regard sur lui. Me relevais doucement et essayais de comprendre ce qu’il voulait. Après tout je n’avais rien à faire de mieux. Et puis le jeune homme semblait vouloir m’aider. La raison restait encore inconnue, mais cela n’avait pas d’importance. Du moins pas pour l’instant. L’important était de sortir ici. Mon regard s’attardait sur Moon avant d’aller vers la bourse d’argent. Est-ce que je comprenais ce qu’il me disait en langage des signes ? Il voulait que Moon vole la bourse ? Je lui jetais un regard interrogateur. Est-ce là bien ce que j’ai comprit ? Il semblait bien. Je m’agenouillais près de Moon qui ne semblait pas apprécier la situation, il avait surement envie de dormir et non de voler. Comment faire comprendre à cet animal ce qu’on attendait de lui ? Mais peut-être que je m’inquiétais pour rien. Les animaux étaient intelligents et avaient ce qu’on pouvait appeler un sixième sens pour ce genre de situations. Moon prit son envol, j’espérais qu’il allait prendre la bourse et non revenir avec une souris comme la dernière fois.

    Bon et maintenant attirer l’attention de l’homme. Comment ? En criant ? Je doutais que cela allait fonctionner. M’attaquant au jeune homme ? Peut-être… . Avais-je réellement le choix ? Mes mains à travers les barreaux, je lui fit signe de se retourner, avant de l’attraper par le cou, le tirant contre les barreaux, tout en essayant de l’étouffer. Je ne jouais pas la comédie, je l’étouffais réellement. Mais j’avais pas l’intention de le tuer, je voulais simplement que le plan soit parfait. Attiré par le comportement du jeune homme, le vendeur arrivait bien vite. Je le lâchais dès qu’il ouvrait la porte pour me donner quelques coups de bâtons, que je recevais sans protester. Au plus de protestations au plus de coups. Il finit par m’enfermer à nouveau, avant de se tourner vers le jeune homme, s’assurer que ce dernier allait bien. Car la dernière chose qu’il voulait c’était une mauvaise publicité sur le comportement de ses esclaves. Doucement je me redressais. Une lèvre légèrement ouverte et des bleus… Bon encore ca aurait pu être pire. Je restais dans l’ombre, attendant que l’homme s’en aille, avant de voir Moon atterir sur le sol, la bourse entre ses griffes. Mon regard allait alors vers le jeune homme. Je restais méfiante, j’ignorais pourquoi il voulait m’aider. Je ne comprenais pas une telle attitude.



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MessageSujet: Re: et zut! --- PV Loévan   Sam Jan 15 2011, 18:35

    Loévan avait constaté avec soulagement que son interlocutrice entrait dans son jeu. Il avait regardé le hibou s'envoler, priant pour qu'il ait bien compris ce que l'on attendait de lui : après tout, il devait être capable de leur ramener une bourse s'il avait su l'entraîner jusqu'ici pour porter secours à sa maîtresse ! Il s'était retourné sans faire d'histoires au moment où on lui avait fait signe de le faire, mais s'il savait qu'il était nécessaire pour l'esclave d'attirer l'attention de son bourreau en s'en prenant à lui, il n'avait pas prévu qu'elle compresserait sa gorge pour le faire suffoquer... réellement. Si elle était consciente qu'il ne voulait que son bien, elle n'irait pas jusqu'au bout de sa démarche, mais manquer d'air n'était jamais rassurant. Pour être crédible, mais aussi par réflexe, le jeune homme s'était débattu jusqu'à ce qu'on le libère, avant d'éloigner le vendeur en lui assurant qu'il se portait bien. Une fois que le volatile avait eu déposé la bourse devant lui, il s'en était saisit, avant de s'emparer de son contenu, et de la faire disparaître. Quand il aurait donné son dû marchant, il leur faudrait filer à l'anglaise, et vite !

    Il avait fait revenir le vendeur en lui adressant un signe de la main, avant de lui mettre un petit tas de pièces entre les mains, de prendre un air furieux, et de se servir d'un mot qui venait de lui revenir en mémoire :

    - Ouvre !

    Il avait volontairement donné plus d'argent que nécessaire à celui qu'il comptait arnaquer, afin qu'il ne lui pose pas de questions, et le laisse emporter la jolie rousse sans s'interposer. Visiblement satisfait de leur accord, l'homme s'était empressé de passer une solide menotte de fer autour du poignet de la sauvageonne, et de lui présenter l'extrémité de la chaine à laquelle elle était reliée. Tout en s'efforçant de ne pas lui faire de mal, ou du moins, le moins possible, le terrien avait entrainé la demoiselle à sa suite, en marchant d'un bon pas.

    Ils étaient encore à plusieurs mètres des portes de la ville lorsqu'un cri de rage avait retenti dans leur dos, les forçant à presser le pas.

    - Cours !

    Il s'était machinalement exprimé dans sa langue maternelle, mais dans une telle situation, cette idée s'imposait d'elle même. A pieds, ils ne pourraient aller bien loin si leurs poursuivants étaient cavaliers. Que leur arriverait-il s'ils étaient rattrapés ? Il ignorait quel sort les barbares du monde dans lequel il venait de débarquer réservaient aux voleurs, mais cela ne devait pas être reluisant. Enfin, ce n'était pas le moment d'avoir des idées noires !

    L'avantage de savoir que sa vie était potentiellement en jeu, c'était que la peur vous donnait des ailes. La vitesse de course maximale du jeune homme n'avait pas été atteinte, car ses jambes étaient plus longues que celles de la rouquine, mais ils progressaient tout de même à un bon rythme. Il était assez endurant, mais il craignait que le manque d'alimentation dont il avait été la victime ces derniers jours lui joue un mauvais tour...
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MessageSujet: Re: et zut! --- PV Loévan   Sam Jan 15 2011, 19:09

    Quelque part, j’avais du y aller fort avec le jeune homme. Mais je n’avais pas eu le choix. Fallait être crédible non ? Et puis ce n’était pas mon idée de voler et d’attirer l’attention sur moi et j’avais pas vu d’autre moyen et notre différence de langue m’obligeait bien à agir de la sorte. Je pouvais pas le prévenir de jouer la comédie, vu qu’il ne me comprenait pas. Mais après quelques coups de bâtons, le jeune homme avait prit la bourse et s’était empressé d’aller vers l’homme. Quelques minutes plus tard, je me retrouvais menotté à suivre l’inconnu jusqu’en dehors du marché. Mon regard allait à droit et à gauche. Il plaisantait ? Je m’arrêtais et le regardais.

    « Ou sont les chevaux ? »

    Il ne pensait quand même pas qu’on allait réussir à s’enfuir à pied ? Mais de quel monde venait-il, bon sang !? Mais j’eu pas droit à une réponse car tout à coup, un cri se fit entendre. Mes yeux devenaient plus grand. Pas bon signe ca. Oh que non. On se mit à courir. Le problème était que j’avais toujours ces chaines à trainer avec moi. Et déjà que j’étais petite, si on ne pouvait pas utiliser nos bras pour courir et qu’on devait supporter un poids en plus… La facilité était bien autre chose.

    J’avais peur qu’on mette des cavaliers à notre poursuite, et si c’était le cas, on était perdu. A moins que… Mon regard scrutait l’entourage alors que j’essayais de suivre l’inconnu. Je n’avais jamais mise les pieds au paravent dans cette partie de Vinéa, mais j’arrivais à me repérer facilement à l’aide des montagnes et le château de Brisdan qu’on voyait au loin. Si mes orientation était bonne, on pouvait très vite arriver près des côtes, près de l’océan. Une des grottes pouvaient nous servir de refuge. Et de plus quelque chose me dit que les hommes n’allaient pas trop s’aventurer près des côtes. De peur de croiser des sirènes et de courir à leur perte. Moi-même j’avais eu peur de ces sirènes, ces mangeurs d’homme, des femmes sans cœur. Jusqu’au jour ou je m’allies d’amitié avec une d’entre elle. Depuis je suis méfiante, car soyons honnête ce sont quand même des drôles de femmes. Mais je n’avais plus peur d’eux. Tirant à la chaine, pour attirer son attention, j’accompagnais mon geste d’un signe de ma tête.

    « Suis-moi ! »

    Allait-il me comprendre? Peut-être… ou peut-être pas. Peu importe, j’avais déjà tourné à droit et vu qu’il tenait toujours la chaine entre ses mains, il allait bien me suivre. Traversant un petit bois, j’entendais les sabots des chevaux qu’on avait envoyé à notre poursuite. Prenant le chemin le plus dure pour les chevaux, je m’empressait d’arriver près des falaises. Mais le malheur fut que la descente vers la plage était… quasi impossible à part être Spiderman. On était prise au pièges, j’entendais les chevaux. On était perdu… a moins que… mon regard s’attardait sur les vagues qui s’écrasaient contre les falaises.

    « Détache-moi ! Vite ! »

    Je lui montrais mes menottes pour lui faire comprendre ce que je disais. Puis mon regard allait à nouveau vers les vagues. Fallait compter… Compter combien de temps cela prenait pour que les vagues reviennent. Cinq. Il fallait sauter au moment ou les vagues s’écrasent sur les rochers pour avoir de la chance de survivre et d’être prise avec les vagues plus loin dans la mer. Risqué.. Suicidaire… mais les cavaliers étaient déjà arrivés. Je pris la main de l’inconnu et lui montrait la mer. Et oui, sauter, c’était bien ce que je voulais qu’il fasse. Vu son regard, j’accompagnais très vite mon geste par un second geste, signifiant la mort si il ne faisait pas. Bon bon, pouvait qu’on lui laissait la vie sauve. Mais j’en doutais fortement. Le vendeur pouvait lui-même choisir presque le châtiment qu’il recevait à un voleur. C’était pas la mort.. mais se retrouver avec une main en moins… pas cool non plus.



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MessageSujet: Re: et zut! --- PV Loévan   Sam Jan 15 2011, 20:26

    Loévan commençait à ressentir de légers vertiges au moment où son alliée avait tiré sur sa chaine pour attirer son attention. Il avait immédiatement compris qu'elle souhaitait qu'il la suive, mais il ignorait où elle comptait l'emmener. Bah, après tout, elle était bien mieux placée que lui pour les tirer du pétrin dans lequel ils étaient ! Il fallait dire qu'il faisait un bien piètre sauveteur : il n'avait rien prévu pour s'enfuir et, c'était l'une des rares fois que cela lui arrivait depuis longtemps, il avait agit de façon impulsive. Comme il s'y était attendu, des cavaliers les poursuivait, en petit groupe. S'ils leur mettaient la main dessus, ils n'auraient aucune chance de leur échapper, même s'ils tentaient de se battre. De longues épées pendaient à leurs côtés, et il avait le sentiment que le souffle rauque des bêtes ne faisait que se rapprocher dans leur dos...

    Les fuyards s'étaient immobilisés net en se retrouvant au bord d'une immense falaise. Le terrien avait tout d'abord crû qu'il apercevrait un sentier qui leur permettrait de descendre vers la plage qu'elle surplombait, mais il avait très vite constaté que la rouquine n'avait pas prévu d'être confrontée à un tel obstacle.

    Moira : Détache-moi ! Vite !

    Il s'était exécuté sans comprendre pourquoi elle ressentait le besoin soudain de retrouver sa liberté : allait-elle l'abandonner là, espérant que sa capture ralentirait ses poursuivants, et lui permettrait de disparaitre ? Il n'avait réalisé qu'un peu plus tard qu'elle avait l'intention de se jeter dans la mer, seul échappatoire possible... Le jeune homme avait reculé de quelques pas au moment où elle s'était saisie de sa main, de peur qu'elle l'entraine dans sa chute. Non non, hors de question, il devait bien y avoir une autre solution ! Il n'était pas particulièrement peureux, mais les plongeons vertigineux et lui n'avaient jamais été en très bons termes...

    S'étant aperçu qu'il hésitait, la demoiselle s'était montrée plus insistante, en lui faisant signe qu'on le tuerait s'il se bornait à rester là. Prudent, il avait donc décidé de reconsidérer sa proposition, mais en regardant en bas une nouvelle fois, il avait eu la confirmation qu'en sautant, ils avaient environ une chance et demie sur deux de se briser le cou sur les pierres coupantes qui les attendaient à la réception. Bien... respire Lo'... après tout, c'est pas si terrible, t'as le choix entre servir des moyenâgeux qui t'auront longuement torturé pour vol jusqu'à la fin de tes jours ou aller t'écraser en bas d'une falaise ! Génial, vraiment génial...

    Décidant de tenter le tout pour le tout, il avait fini par se laisser tomber à la suite de sa nouvelle protégée. Le contact avec la surface de l'eau avait été rude. Sa cuisse gauche avait heurté un rocher qui l'avait profondément entaillé, et le sel ne rendait la blessure que plus douloureuse. Ne pas y penser, et se concentrer sur la nage... en atteignant la plage la plus proche, il s'était affalé sur les galets, les bras en croix, vidé de toutes forces. Il était sauvé, et de toute évidence, c'était également le cas de sa compagne de galère...


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MessageSujet: Re: et zut! --- PV Loévan   Sam Jan 15 2011, 21:10

    L’oiseau a besoin de prendre son envol… Oui oui, pour ma part j’avais déjà prit mon envol, il y a bien longtemps. Mais sauter comme ca, dans le vide… Oh c’était un envol qui me faisait bien peur. J’avais peur de mourir, de m’écraser contre un rocher, de ne pas remonter à la surface, de me noyer…. Plein de peurs habitaient mon âme. Mais les cavaliers, les épées et puis le sort qu’ils réservaient à une esclave qui avait osé prendre la suite… Tout ca me faisait bien plus peur qu’un avenir et une mort incertain. Ainsi je comptais et je me laissais tomber dans le vide, fermant les yeux. Ce ne fut qu’au contact de l’eau froid qu’instinctivement mes yeux s’étaient ouverts et que je montais à la surface. Me laissant aller avec les vagues, je me retournais que lorsque j’étais dans l’eau plus calme. L’inconnu avait finit par sauter aussi. Je souris doucement avant de nager jusqu’à la plage. Touchant le sable, je me laissais tomber à terre. Soulagé. On était sauvés. J’étais sauvé et libre.

    Mon regard allait vers les falaises ou les silhouettes des chevaux avaient disparus. Je tournais mon visage, un sourire sur les lèvres vers mon sauveur. Car oui oui, cet inconnu m’avait sauvé, au prix de sa propre vie. Pourquoi ? Ah ca je l’ignorais. Mais je lui devais bien ma liberté. Je le regardais. Il semblait être épuisé, puis mon regard s’arrêtait sur… du sang. Il était blessé. Je m’approchais de lui. Et sans vraiment lui donner l’occasion de me repousser, j’avais déjà prit sa blessure entre mes doigts pour l’examiner. Après quelques minutes, je me relevais et marchais en direction des falaises. Cueillant quelques plantes, je finis par retourner vers l’inconnu au même moment que Moon arrivait près de nous, s’installant sur mon épaule. Mais je le chassais bien vite de là.

    « Pas maintenant Moon. »

    M’installant près du jeune homme, je commençais à écraser les quelques feuilles sur une pierre tout en prenant la parole. Je doutais fort qu’il allait me comprendre. Mais peut-être si j’articulais bien, si je parlais lentement il pourrait me comprendre ? Au pire je pouvais toujours essayer de me faire comprendre avec des signes.

    « Tu t’appelles comment ? »

    Arrêtant un court instant ce que j’étais entrain de faire, je me désignais tout en disant.

    « Moi, c’est Moira »

    Par la suite, elle lui désignait sa blessure, tout en demandant.

    « Je peux ? »

    Doucement elle s’approchait de lui, effleurant sa cuisse, et y mettait doucement les herbes dessus avant d’y poser ses deux mains. Fermant les yeux, elle se concentra sur la blessure. De la chaleur, de l’amour, de la guérison. Ca lui prit dix longues minutes de concentration avant qu’elle retirait ses mains et qu’elle s’allongeait sur le sol, la tête qui tournais légèrement. Néanmoins un coup d’œil sur la blessure du jeune homme qui avait déjà commencé à cicatriser lui retira un doux sourire de ses lèvres. Elle avait réussit à le soigner. Oh elle aurait voulu qu’il n’y ait même pas de cicatrice, mais on ne peut pas toujours avoir ce qu’on veut dans la vie. Elle fermait doucement les yeux, tout ca l’avait fatigué.



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MessageSujet: Re: et zut! --- PV Loévan   Sam Jan 15 2011, 22:12

    Au moment même où elle s'était aperçue qu'il s'était blessé en tombant, la demoiselle s'était approchée de lui pour examiner la plaie. Elle ne lui faisait pas mal, car ses gestes étaient doux, mais il ignorait encore qu'elle avait des talents de guérisseuse, aussi, il pensait qu'elle allait se contenter de grimacer, et de lui proposer de la couvrir avec un morceau de tissu. Au lieu de cela, elle s'était mise à cueillir des plantes, avant de se pencher à nouveau sur sa jambe. C'était à ce moment là que le hibou qui, à ce qu'il avait compris, répondait au nom de Moon, avait fait son apparition. Visiblement vexé que sa maîtresse ne lui permette pas de s'installer sur son épaule, il s'était posé à la droite du jeune homme, qui en avait profité pour tendre la main dans sa direction et pour gratter un peu le haut de son cou, pour le féliciter de leur avoir été d'un si grand secours. L'animal s'était laissé faire, ce qui n'avait pas toujours été le cas : en effet, le jour où il l'avait trouvé, il avait dû s'armer de beaucoup de patience pour parvenir à lui mettre son attelle sans recevoir de coups de bec...

    Pendant qu'elle écrasait le fruit de sa cueillette, son interlocutrice l'avait interrogé. Et cette fois-ci, il avait saisit le sens de sa question sans trop de mal, pour l'avoir déjà entendue par le passé :

    Moira : Tu t’appelles comment ?

    Il s'était légèrement redressé, avant de lui répondre, même si elle connaissait déjà son prénom :

    - Loévan.

    Moira : Moi, c’est Moira.

    Moira... c'était un joli prénom. Il lui rappelait Wendy, personnage d'une histoire merveilleuse qui avait bercé une partie de son enfance, et il trouvait qu'elle le portait bien.

    Moira : Je peux ?

    A l'évidence, l'ancienne esclave lui demandait l'autorisation de s'occuper de sa blessure. Il n'était pas certain de l'efficacité de l'onguent qu'elle venait de confectionner, mais comme elle avait accepté de lui faire confiance, il avait décidé qu'il était équitable d'en faire de même, aussi, il avait acquiescé. Le contact avec les paumes de la rouquine lui avait tout d'abord fait un peu mal, mais une agréable chaleur, dont il ignorait la provenance, s'était rapidement répandue dans sa chaire, anesthésiant momentanément le haut de sa jambe. Soulagé, il n'avait pas vu les dix minutes passer, mais lorsque la jeune femme s'était retirée, il avait constaté avec stupéfaction que la coupure semblait dater de plusieurs jours.

    - Comment tu as fais ça ?

    Il s'était interrompu en se rappelant qu'il risquait fort de ne pas obtenir de réponse à cause de la barrière de la langue, avant de reprendre, curieux :

    - Tu es une sorte de sorcière, ou quelque chose comme ça ?

    Sur le sable, il avait esquissé la silhouette d'une femme perchée sur un balai volant, cliché fort connu qui, il l'espérait, lui permettrait de faire passer son message...
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MessageSujet: Re: et zut! --- PV Loévan   Sam Jan 15 2011, 22:38

    Loévan… C’était donc son nom qu’il avait essayé de me faire passer au tout début de notre rencontre. Après m’être présenté à mon tour, je m’occupais de sa blessure. Soigner était quelque chose de naturel chez moi. J’avais pas vraiment apprit à l’utiliser. C’était venu, un jour alors que j’étais encore petite. Un des esclaves étaient tombés d’une marche et s’était ouvert le journée. J’avais aidé à le soigner et étrangement à mon contact la blessure guérissait. Oh au début il n’y avait que la personne qui était blessé qui remarquait ou plutôt ressentait une différence. Moi-même je ne voyais rien. Mais puis au fil du temps, à l’utiliser pour des petits blues, des coups de battons reçus par le maitre, cela commençait à se développer. Malheureusement cela ne marchait que sur les autres. Ainsi devais-je me contenter d’attendre que mes bleus et ma lèvre guérissent par eux-mêmes.

    M’allongeant dans le sable, j’avais fermé les yeux, lorsque le jeune homme se mit à parler. C’était une question… Mais je ne comprenais pas les mots. Bien que je devais bien me douter de la question. La plupart des gens réagissaient effrayés. La sorcellerie était interdit. Mais j’avais beau dire ne pas être une sorcière personne voulait me croire. J’ouvrais les yeux et regardait Loévan qui était entrain de dessiner une femme sur un balais, je souris doucement, avant de secouer la tête, signe de non.

    « Non je ne suis pas une sorcière. C’est un don que j’ai depuis petite. »

    Tout en parlant j’accompagnais mes paroles par des gestes, espérant qu’il comprenne ce que je lui dise. Non, je n’étais pas une sorcière, les sorcières pouvaient faire plus de choses que de guérir une coupure, profond ou pas.

    « Mais j’en connais. Et je doute fort qu’elles savent réellement voler. »

    Le pouvoir exacte de Maeve m’était inconnu, par contre celui de Khany je le connaissais bien trop bien. Et d’ailleurs je devais avouer que parfois elle arrivait à me faire attraper des chairs de poules, tellement que c’était effrayant comment elle pouvait contrôler le temps. Sans parler du fait qu’elle pouvait exactement localiser une personne. Non, tout ca, je ne pouvais pas le faire et je n’étais donc pas une sorcière. J’étais tout simplement moi. Une sauvageonne avec un don de guérir les gens. Me redressant un peu, en position assise.

    « Loévan… Tu viens d’où ? »

    Oui, c’était une question que je me posais depuis que je l’avais rencontré. Comment ce faisait-il qu’il ne connaissait pas la langue ? C’était bien la première fois que je rencontre un étranger qui ne parle pas la langue. Néanmoins il y avait une autre question qui me brûlait les lèvres, mais j’osais pas trop la poser. Du moins pas pour l’instant. Peut-etre que j’avais peur de la réponse ? Et pourtant je ne devais surement pas. Ne venait-il pas de risquer sa vie en sautant ? Il ne pouvait pas me vouloir du mal, ni me tendre un quelconque piège. Ainsi finalement je me décidais.

    « Pourquoi.. pourquoi m’avoir sauvé ? »

    Comprenait-il ce qu’elle lui demandait ?

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MessageSujet: Re: et zut! --- PV Loévan   Sam Jan 15 2011, 22:58

    Moira avait répondu qu'elle n'était pas une sorcière, aussi, Loévan n'avait pas insisté plus longtemps, de peur de la froisser. Une chose était sûre, elle possédait un don, un don précieux. Pourquoi ne l'utilisait-elle pas pour soigner sa lèvre et ses hématomes ? Cela devait lui être impossible, car autrement, elle l'aurait fait. Personne ( ou presque ) n'aimait souffrir... La suite de ses explications était entrée dans une oreille et ressortie par l'autre, mais il avait répondu lorsque, comme Maeve, son interlocutrice lui avait demandé d'où il venait :

    - Je suis né en Angleterre, mais tu ne dois sûrement pas connaitre. Je crois qu'en fait, on ne vient pas du même monde...

    Il espérait être compris, même si ce renseignement n'avait pas vraiment d'importance. Malheureusement, il ne semblait pas prêt de rentrer chez lui, et de retrouver les siens...

    Moira : Pourquoi.. pourquoi m’avoir sauvé ?

    La demoiselle semblait quelque peu ébranlée par la question qu'elle venait de lui poser, mais son sens lui avait échappé. Dans un premier temps du moins. Il allait lui faire comprendre qu'il fallait qu'elle répète, quand une signification possible lui était venue à l'esprit. Pourquoi lui était-il venu en aide ? Tout simplement parce que c'était juste. Les femmes étaient les égales de l'Homme, et elle méritaient le respect. Voir plusieurs d'entre elles être traînées dans la boue, et rabaissées plus bas que terre l'avait révolté. Son père n'avait jamais levé la main sur sa mère, et lui même ne le ferait jamais, pas plus que sur sa femme, sur sa sœur, ou toute autre représentante du sexe " faible ", sauf si l'une d'elle cherchait à le tuer. Mais comment lui faire comprendre tout cela, alors qu'il était incapable de s'exprimer correctement ?

    Souhaitant ne pas s'être trompé dans son interprétation, au risque de passer pour un plouc, il avait désigné les marques qui zébraient le corps de sa vis à vis, avant de mettre de nouveau à profit ses " talents " pour le dessin. D'un côté, il avait représenté un maître, qui levait la main sur son esclave, prostrée au fond d'une cage, de l'autre, un homme, qui étreignait sa compagne dans un geste tendre, puis il avait effacé l'image la plus violente des deux en affichant un air désapprobateur. Les maltraitances, quelles qu'elles soient, ne devraient pas exister, mais à l'évidence, elles étaient monnaie courante sur les terres de Vinéa...
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MessageSujet: Re: et zut! --- PV Loévan   Sam Jan 15 2011, 23:28

    Angleterre… Effectivement cela ne me disait rien. Vinéa… Brisdan, Grisvan et toute autre lieu à Vinéa je connaissais mais Angleterre ? Non jamais entendu. Est-ce que c’était un monde de l’autre côté de l’océan ? Peut-être que les sirènes le connaissaient ? Je le regardais. Je ne captais pas trop ce qu’il avait dit par la suite, mais quelque chose dans mon regard de nostalgique. Peut-être qu’il avait de la famille, une femme peut-être qui lui manquait ? Mais qu’est-ce qu’il était venu faire à Vinéa, si il venait de très loin ?

    « Pourquoi es-tu ici ? »

    Le que vient tu faire sur Vinéa lui semblait encore un peu trop difficile à faire comprendre au jeune homme. Ainsi les mots et verbes les plus rudimentaires étaient préférables à utiliser. Lorsque finalement je trouvais le courage de lui demander pourquoi il m’était venu en aide, il se mit à dessiner deux dessins. J’examinais chaque dessin avant de comprendre grâce à l’air qu’il prenait qu’il n’approuvait pas l’esclave et la manière dont on traitait surement les femmes. J’hochais les épaules. C’était Vinéa. Et je voyais pas du tout changé cet aspect du jour au lendemain. Et si un jour cela allait changer, c’était surement que les amazones avaient réussit à prendre pouvoir et alors les rôles seraient tout bonnement inversés et l’esclave et la maltraitassions resterait.

    « Tu es quelqu’un d’étrange, Loévan. Mais cela ne me déplait pas. »

    Je lui souris. M’avait-il comprit ? Surement pas. Mais c’était sans importance. Oui, il était différent de la plupart des gens que j’avais rencontré, surtout des hommes. Je me demandais bien à quoi son pays devait ressembler. Je me relevais doucement, élevant le sable sur mes vêtements, avant de tourner mon regard vers lui. Pour ma part, j’aurais pu rester encore toute la journée sur cette plage, mais il était préférable pour lui qu’il ne traine pas trop longtemps ici. Je ne voulais pas que les sirènes en fassent leur prochain cible. Il avait bien trop bon cœur pour se retrouver entre leurs mains de diablesses.

    « Tu viens ? Il ne faut pas rester ici. C’est dangereux pour toi. »

    Je me mit à marcher. Il m’avait sauvé parce qu’il n’aimait pas qu’on maltraite quelqu’un. Mais pourquoi moi ? J’étais pas la seule à être maltraiter. Mais bien la seule à l’ouvrir aussi grande… oui, j’avais surement du attirer l’attention sur moi, comme toujours lorsque j’enfreignais les règles par dire mes pensées.

    « Tu… »

    Ah comment dire ca pour qu’il me comprenne? Il était étranger, il devait bien y avoir un lieu ou il devait aller ou ou il voulait aller ? Grisvan ? Brisdan ?

    « Ou veux-tu aller ? »

    Ce n’était pas vraiment la question que j’aurais voulu lui poser, mais cela venait plus au moins à la même chose. Quelle était la destination de son voyage ?



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MessageSujet: Re: et zut! --- PV Loévan   Dim Jan 16 2011, 09:50

    Moira : Pourquoi es-tu ici ?

    Le jeune homme avait compris le sens de cette question simple, mais il n'avait su quoi répondre à son interlocutrice. Parce qu'il avait été trop curieux ? Stupide ? Imprudent ? Parce que c'était son destin de traverser la brèche qui le projetterait sur les terres de Vinéa ? A moins que ce soit pour toutes ces raisons à la fois... Il avait haussé les épaules, avant de lui signifier grâce à un mouvement de tête qu'il l'ignorait. Peut-être aurait-il le droit à une réponse dans le futur, mais rien n'était moins sûr...

    Une fois son avis exposé sur les maltraitances, il avait entendu son interlocutrice prononcer une phrase sur un ton léger, ce qui lui avait laissé penser qu'elle appréciait sa façon de voir les choses. Les mentalités des Hommes des deux mondes, quoi qu'il devait y avoir des exceptions, étaient vraiment différentes. Encore une fois, on se serait crû renvoyé des siècles en arrière, à l'époque où eux seuls avaient des droits. Étrange, mais surtout préoccupant. N'y avait-il personne pour se révolter ?

    Il avait imité la rouquine lorsqu'elle s'était levée, car elle lui intimait de la suivre. Sa blessure était vraiment moins douloureuse qu'avant, mais pour éviter qu'elle ne s'ouvre à nouveau, il avait pris soin de la protéger avec un morceau de tissu propre qui trainait dans l'une de ses poches. Une fois cela fait, il s'était mis en mouvement, sans trop boitiller, preuve de l'efficacité du don de Moira.

    Moira : Tu… Ou veux-tu aller ?

    Grâce au mot " aller ", il avait su qu'on l'interrogeait au sujet de sa destination. Mais vu qu'il ne connaissait aucunement aucun des deux Royaumes qui composaient la réalité dans laquelle il évoluait depuis peu, il avait haussé les épaules, avant d'être repris par un grondement en provenance de son estomac. Au risque de passer pour un goinfre, il avait porté la main à sa bouche, faisant mine de mastiquer quelque chose, avant de décrire trois petits cercles sur son ventre en se léchant les babines.

    La jeune femme saurait-elle seulement où trouver à manger ? Il se contenterait de peu, car dorénavant, sauf s'il souhaitait en finir avec la vie, il ferait mieux d'éviter la ville qu'il venait de quitter, mais il fallait vraiment qu'il reprenne des forces, s'il ne voulait pas s'écrouler dans un avenir proche...
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MessageSujet: Re: et zut! --- PV Loévan   Dim Jan 16 2011, 10:22

    Il ignorait pourquoi il était ici ? Arf ! La barrière de langue formait un vrai problème. Comment se faisait-il qu’il ne savait pas pourquoi il était ici ? Il était bien venu ici par lui-même non ? Enfin tant qu’il ne savait pas mieux s’exprimer dans la langue, je devrais me contenter de poser des questions simple et pas trop compliqués. Des questions auxquels il aurait plus facile à répondre. Au final je m’étais levé et après un signe de la main qui voulait dire, viens. Je me mit en route. Vers ou ? Et bien c’était la question suivante que je posais à Loévan. Ou est-ce qu’il voulait aller… Mais là encore il ne semblait pas trop savoir. J’arquais les sourcils, le regardant. On dirait qu’il était venu ici comme par magie et qu’il ne savait même pas comment ni pourquoi…. Mais c’était ridicule comme pensée. Je compris grâce à ses gestes qu’il devait avoir faim. J’hochais la tête. J’avais comprit. Néanmoins pour lui donner un peu plus de vocabulaire, je lui dis.

    « Tu as faim. »

    La faim… je connaissais ce sentiment depuis toute petite. Si je mangeais un repas par jour c’était beaucoup et cela voulait dire que j’avais de la chance. Mais j’ignorais depuis combien de temps il n’avait plus manger et je lui devais bien ca. Après tout il venait de me sauver de l’esclavage. Je marchais et très vite on avait quitté la plage. J’étais attentive à l’environnement. Je ne voulais pas que mon chemin croise celui d’une bande de voleurs ou encore des amazones. C’était une chose d’en croiser seule, mais accompagné d’un homme, cela pouvait mal tourné. Ne prenant aucun chemin préférant faire un propre chemin dans les champs. Je m’arrêtais en voyant le château de Brisdan qui pointait son nez. Pointant le château de mon doigt.

    « Brisdan. »

    Je ne pouvais me permettre d’aller à Grisvan, le risque de croiser quelqu’un qui me connait, était bien trop grand. Mais à Brisdan, j’avais déjà été, chercher des herbes et des autres objets pour Khany, qui détestait la foule. Chose que je pouvais comprendre. Je continuais à marcher. Au plus qu’on s’approchait du village de Brisdan, j’avais mit mon capuchon sur ma tête. Les cheveux roux ne passaient pas très bien parmi les gens et puis je me devais pour notre propre sécurité de sembler ‘ domistiqué’, soumise. Et pas trop croiser les regards des hommes. Arrivant finalement aux portes de Brisdan, je m’arrêtais devant les soldats qui nous fouillaient avant de rentrer dans la cité de Brisdan, les yeux vers le sol.



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MessageSujet: Re: et zut! --- PV Loévan   Dim Jan 16 2011, 11:27

    Par chance, Moira avait semblé comprendre qu'il avait besoin de se nourrir. Heureux qu'un début de communication réussie se soit installé entre eux, il avait répété le dernier mot de la phrase qu'elle avait prononcé, pensant qu'elle souhaitait lui apprendre à mettre des noms sur ses envies.

    - Faim.

    Il devait avoir l'air un peu idiot, mais après tout, n'étais-ce pas le cas de tous les gens qui commençaient à apprendre une nouvelle langue ? Le plus âgé de ses frères se serait amusé de l'entendre bafouiller ainsi, lui qui était d'ordinaire si habile avec le verbe, mais il n'était pas là, et ne le serait peut-être plus jamais, aussi, il lui était vital de s'adapter au plus vite à son nouvel environnement. Prudente, la demoiselle, empruntant des chemins qu'elle traçait elle même, l'avait conduit jusqu'à un immense et majestueux château, qui les dominait de toute sa hauteur. Il ne souhaitait pas qu'elle se mette en danger uniquement pour satisfaire son estomac, ce qu'il allait lui faire comprendre au moment où elle lui avait présenté les lieux :

    Moira : Brisdan.

    Ce mot qualifiait-il le monument, ou bien la façon dont les habitants l'appelaient ? Vu la façon dont il sonnait, il avait opté pour la seconde solution. Sa compagne de route avait caché ses cheveux roux, et peut-être aussi son visage sous un large capuchon. Lui n'avait visiblement pas besoin d'en faire de même, puisqu'il était un homme, brun de surcroît. Elle aurait sûrement à se faire passer pour une femme soumise, ce qui devait lui coûter un grand effort de volonté vu son caractère entier, aussi, Loévan était un peu gêné. Pour se racheter, il s'était juré qu'il ne laisserait plus personne la violenter tant qu'ils seraient ensemble.

    Les soldats qui gardaient les portes les avaient fouillés avant de les autoriser à entrer dans la ville, mais ils n'avaient rien trouvé sur eux. Ils avaient peut-être été un peu étonné de constater que leurs vêtements étaient encore légèrement humides, mais rien de plus. Attentif à ce qui l'entourait, le terrien avait emboîté le pas à sa guide, qui évitait soigneusement de lever les yeux du sol. Il lui faisait confiance, mais il se demandait s'il ne ferait pas mieux de se " viriliser " un peu en prenant les devants, et en suivant les indications discrètes qu'elle pourrait lui fournir...
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Moira Wood
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MessageSujet: Re: et zut! --- PV Loévan   Dim Jan 16 2011, 17:56

    Comment apprendre à quelqu’un une langue? Perso je connaissais qu’une seule langue était c’était celle de Vinéa. Je me voyais vraiment mal lui montrer plein de choses tout en disant leur nom, pas dans cette foule, pas avec les regards sur nous. Rentrant en ville, j’essayais de me faire petite. Je connaissais plus au moins Brisdan, du moins la place ou se tenait le marché. Continuant la route, mes yeux baissés vers mes pieds, je restais silencieuse, laissant Loévan examiner les alentours, voir à quoi ressemblait les villes à Vinéa. Est-ce qu’il y avait beaucoup de différence avec ce qu’il avait l’habitude de voir dans son monde ? J’osais point le lui demander. De un parce que les murs pouvaient avoir les oreilles et de deux parce que je voulais pas le rendre nostalgique, même si j’étais très curieuse.

    Ma main allait dans ma poche, ou j’avais quelques pièces d’argent, gagné en faisant les courses pour la sorcière. Je levais doucement mon regard vers l’auberge qui ne se trouvait au coin de la rue. J’ouvrais la porte et tout en tenant la porte, j’attendis que Loévan entre en premier. Comme il se devait. Du moins dans la relation maitre et domestique. Je ne vivais peut-être plus depuis quelques années parmi les humains, mais je me souvenais parfaitement de leur coutumes et des règles. J’avais recu trop de coups pour ne pas m’en souvenir. J’attendis patiemment..enfin disons que j’essayais de prendre mon mal en patience. Car patiente ? Pas un trait qui m’allait comme un gant. Lorsqu’il passait enfin en premier, rentrant dans l’auberge, je refermais la porte et le suivais. A ses côtés je murmurais doucement.

    « Va t’asseoir à une table, j’arrive dans quelques minutes. »

    Bon et maintenant ? Voyant la femme qui semblait s’occuper de l’auberge, surement en attedant que son mari retourne ou alors peut-être que ce dernier était malade. Bref j’étais contente, pas besoin de jouer à l’esclave, chose pas facile pour moi. Mais ca vous l’auriez comprit. Je pouvais donc relever mes yeux vers la femme, tout en lui adressant la parole.

    « Mon maitre aimerait avoir quelque chose à boire et de la nourriture. »

    Je n’étais pas une très bonne comédienne et je me demandais combien de temps j’allais pouvoir tenir ce rôle. Sortant quelques pièces de ma poche, je les déposais dans la main tendu de la jeune femme. On voulait de la nourriture pour le montant donné. Pas plus, car je ne pourrais pas me le permettre. Finalement attendant que la jeune femme revienne avec la nourriture et la boisson, j’allais m’installer en face de Loévan.

    « Ca va bientôt arriver. »



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